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Bordj El Ghoula

   

                                                              BORDJ EL GHOULA

                                                              "le fort de l'Ogresse"

 

Par Si Aek SEFTA  

Vieux Tenes 2007                                                           

 

Avec l'aide de Deramchi

Zine El Abidine  El Hadj Mustapha

pour la frappe et la mise en ligne du texte

 

 

 BORDJ EL GHOULA

(Légende dans l’histoire)

 

(Entre mythe et réalité)

 

 

Les Vieux Ténésiens, ont eu connaissance de l’histoire, qu’on raconte à propos des reines, ou ce qui subsiste du château construit au début de la fondation de cette cité. Du reste, il n’y a plus que les habitants qui en parlent.

 

Ces ruines insignifiantes, leur situation, l’emplacement qu’elles occupent leur proportion par rapport aux habitations des environs interpellent tout nouvel arrivant. ainsi que les passants. A la fin du dix neuvième (19 ème) siècle, et le début du vingtième (20 ème), beaucoup d’étrangers, archéologues, historiens et chercheurs se sont intéressés à ces ruines du château et des murs fortifiés, remparts de la cité médiévale.

Leur attention s’est portée sur la vielle mosquée ; la porte du nord (Bab El Bahar) sans cacher leur admiration, on devinait que leur intérêt était motivé par la connaissance de l’histoire liée à la ville antique « Carthennae » et le Vieux Tenes, ce que beaucoup d’habitants méconnaissent.

 Concernant toujours, l’époque de la fondation de « Carthennae » et le Vieux Tenes, d’après les écrits anciens, il s’avère que le nom de Tenes témoigne de la plus haute antiquité de son origine.

Il s’est conservé sans altération, à travers la longue chaîne des siècles ; depuis l’époque des Phéniciens et la présence des Carthaginois en Afrique jusqu’à nos jours. Le mot « Carthennae » que désignait cette cité à l’époque romaine n’est en effet que la transcription du vocable phénicien (Karta = ville) précédant le nom du lieu (Thennae) que l’on retrouve dans d’autres lieux fréquentés par les Phéniciens (Tunisie).

D’autre part, l’historien et  voyageur « Shaw » rapporte la légende qui concerne la lointaine origine de cette région :

« Au temps de Moise (Sidna Moussa) raconte-t-on ; les gens de Tenes étaient des sorciers renommés.  « Le Pharaon »  d’Egypte en aurait fait venir quelques uns parmi les plus habiles pour les opposer à un thaumaturge israélite (Sidna Moussa) qui battait les magiciens du bord du Nil ».

A l’époque de la seconde guerre punique, les Romains, maitres de l’Italie ; dont le but était de chasser les Carthaginois et mettre un terme à leur suprématie en Mer Méditerranée, maîtres des îles (Sardaigne, Sicile et d’autres territoires) y compris une bonne partie de l’Italie du Sud.

Pendant ce temps-là, en Afrique du Nord, en plus de Carthage fondée depuis  plusieurs siècles, dans l'actuelle Tunisie, par les Phéniciens enfuis du Moyen Orient, le pays était dominé par deux puissants royaumes numides. Le premier « Massinissa » qui régnait à Cirta (Constantine) ami des Romains, le second « Syphax » allié des carthaginois, dont la capitale était « Siga » (Rachgoun dans la province d’Oran) allié des habitants de Ténès et le Dahra.

Syphax succomba avec Carthage, Massinissa recueillit son héritage avec l’accord de Rome.

Après la troisième guerre punique qui amena la destruction de Carthage, les armées romaines victorieuses, s’installèrent sur le sol d’Afrique (Tunisie).

 Le Dahra et sa capitale Ténès furent abandonnés au roi « Bocchus » qui avait aidé les Romains à écraser « Jugurtha » le roi numide. « Juba » successeur de Jugurtha fut battu et périt dans une guerre civile contre les Romains.

Ceux-ci, après la victoire, licencièrent ces armées immenses ; les soldats bénéficièrent des terres prises aux habitants vaincus.

 « Pline », écrivain et historien romain nous apprend que la ville de « Carthennae » reçut ainsi un détachement de soldats colons tirés  de la deuxième légion romaine. C’est de ce moment, environ trente (30) ans avant l’ère chrétienne, que date son annexion comme ville et colonie romaine.

Les Maures (Berbères) habitant les monts du Dahra ne se tinrent pas pour vaincus, et à plusieurs reprises, durant la présence romaine, ils s’attaquèrent à la ville de Carthennae et à ses installations périphériques.

Ces incursions belliqueuses des habitants du Dahra furent attestées par les inscriptions sur le plus important monument, aux pieds d’une statue de bronze, en hommage au sauveur de la ville de Carthennae, qui a du courir un bien grand danger.

Ténès (Carthennae) dut par la suite, durant la présence romaine, repousser bien d’autres attaques et faire face à bien des révoltes jusqu’à la décadence de l’Empire Romain. L’isolement  de Carthennae assura le triomphe des Maures la ruine de la colonie et sa reprise par les Maures. C’est vers l’époque (373) de l’ère chrétienne que le général romain « Théodose » fut envoyé en renfort de Rome pour reconquérir les territoires repris par les Maures et qu’il fut battu en traversant le Dahra.

Après son passage à Carthennae, il connut les plus mauvais moments de sa carrière militaire ; et de ce fait, d’après les citations de Pline,  Ténès fut une des premières colonies arrachées par les Maures à la domination romaine

 

Après, arrive l’invasion de l’Afrique du Nord par les Vandales, avec à leur tête « Genséric » qui mit fin à la domination romaine. La présence vandale dura environ un siècle, et ils furent à leur tour dépossédés par les Byzantins, de l’empire romain du Moyen Orient, qui se fixèrent surtout en Tunisie.

 

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