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Isabelle Eberarhdt

 

    ISABELLE EBERHARDT

 

                           ISABELLE EBERHARDT

 

 

Isabelle est née à Genève le 17 Février 1877, elle était d’origine russe et elle devint française par son mariage en 1901 avec Slimane Henni, fils du caïd Si Henni de la région de Tenes. Slimane Henni était soldat dans la cavalerie française.

 

Elle s’est convertie à l’islam à son arrivée avec sa mère en Algérie, à Bône, bien  avant son mariage avec Slimane.

 

Elle a travaillé un certain temps à partir de 1902 comme infirmière et assistante sociale à l’hôpital militaire de Tenes. Son mari etant devenu fonctionnaire àTenes.

 

Elle mourut le 21 Octobre 1904 à l’age de 27 ans, emportée par la crue de la rivière qui détruisit totalement Ain Sefra. Son mari qui venait de la rejoindre pour une permission en sortit miraculeusement vivant, alors qu’elle, affaiblie par le paludisme, fut retrouvée morte dans les ruines de sa maison. Slimane, tres affecté par la mort d'Isabelle ne lui survecut que trois ans.

 

Durant sa courte vie, en aimant avec passion sa terre d’exil et d’adoption, l’Algérie, elle ne cessa jamais de défendre avec ténacité la cause de ses coreligionnaires, en plaidant et en appelant les autorités françaises, à les intégrer au même titre que les colons.

Dans ses nouvelles, elle n’a eu de cesse de défendre les fellahs et de s’&lever contre les colons.

 

En 1898, l’organe de presse l’Athénée publie ses nouvelles d’Isabelle. Suite à une dispute, sur fond d’antisémitisme et d’affaire Dreyfus, avec le directeur, Isabelle ne fut plus publiée et resta désormais sans ressources.

Elle débuta à cette période la rédaction de «  Rakhil », un roman d’amour entre un musulman et une juive, qu’elle

n’acheva pas.

Vers 1902, à son retour en Algérie, elle travaille comme envoyée spéciale de « l’Akhbar » de Victor Barrucand.

Elle a laissé plusieurs ouvrages posthumes, qui seront publiés plus tard. Parmi ses œuvres :

« A l’ombre chaude de l’Islam » en 1921, « Notes de route » en 1908, « Trimardeur » en 1922, « Mes journaliers » en 1923, « Contes et paysages » en1925.

 

Dans son œuvre : « A l’ombre chaude de l’Islam », elle écrit : « Tout le grand charme poignant de la vie vient peut–être de la certitude absolue de la mort. Si les choses devaient durer, elles nous sembleraient indignes d’attachement ».

 

 

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